Blog de chroniques de lectures variées et diverses :
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dimanche 7 novembre 2021

Astérix - tome 39 : Astérix et le griffon


 

Scénario : Jean-Yves Ferri
Dessins : Didier Conrad
D’après Goscinny et Uderzo

Editions : Albert René





Astérix, Obélix et Idéfix sont de retour pour une 39e aventure. Accompagnés du plus célèbre des druides, ils s’apprêtent à partir pour un long voyage en quête d’une créature étrange et terrifiante.

Mi-aigle, mi-lion, énigmatique à souhait, le Griffon sera l’objet de ce grand voyage !
Toujours réalisée par le talentueux duo formé par Jean-Yves Ferri au scénario et Didier Conrad au dessin, nul doute que cette nouvelle aventure proposera une quête épique et semée d’embûches à nos héros à la recherche de cet animal fantastique !
Paru le 21 octobre 2021

Mon avis :

Impossible de résister à l'attrait de retrouver nos célèbres gaulois, comme à chaque fois je me suis  précipitée sur la nouvelle sortie...et j'ai passé un très bon moment de lecture avec cet album qui a repris tous les codes de la série. 

Astérix, Obélix et Panoramix font route vers l'Est pour venir en aide aux Sarmates contre les Romains qui veulent s'emparer de leur fameux griffon. Ils voyagent à travers la steppe dans des étendues enneigées, dépaysement assuré pour nos héros !  

Des dessins très réussis qui respectent l'héritage d'Uderzo, un scénario sympathique avec un voyage inédit plein de péripéties, un humour omniprésent (la tandem Terrinconus et Jolicursus est vraiment excellent !), des jeux de mots nombreux et souvent savoureux en phase avec l'actualité, des personnages singuliers et une large place faite aux femmes, un soupçon de merveilleux, un Idéfix insoumis et facétieux, des romains égaux à eux-mêmes, vraiment tous les ingrédients sont là pour en faire un bel album dans l'esprit de la série.

Une jolie continuité, que demander de plus  ! 

Sur mon échelle : 📚📚📚📚

dimanche 31 octobre 2021

L'adoption - Tome 3 : Wajdi





Scénariste : Zidrou
Dessinateur : Arno Monin
Editions : Grand Angle



Les meilleures intentions ont parfois les pires conséquences. Originaire du Yémen, Wajdi a grandi dans l’horreur de la guerre. Une enfance brisée par les combats, les privations, les souffrances. Après de longs mois d’attente, Gaëlle et Romain accueillent enfin Wajdi chez eux. Méfiant, endurci par la force des choses et ne parlant pas un mot de français, l’enfant de 10 ans s’effraie des moindres bruits du quotidien et interprète mal les gestes les plus simples.
Les heureux parents adoptifs vont être très vite confrontés aux premiers « non », aux premiers troubles de l’adolescence et aux premières rébellions. Wajdi a connu le pire, il va lui falloir du temps avant d’en accepter le meilleur.
Paru le 29 septembre 2021


Mon avis

J'avais adoré le premier cycle et l'histoire de Qinaya, je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau tome ! Une nouvelle fois les auteurs nous offrent une variation sur le thème de l'adoption, encore une bien jolie lecture entre émotion et gravité.

Wajdi a 10 ans et il arrive du Yémen où il a connu guerre, deuils... C'est avec ce terrible bagage qu'il arrive dans une nouvelle famille, bien décidée à l'adopter. Mais l'adoption n'est pas une affaire simple, surtout à cet âge...

Il y a beaucoup d'intelligence dans la façon de présenter cette famille pleine de bons sentiments qui a fantasmé cet enfant et qui se retrouve devant une réalité toute autre. Entre "bien pensance" et idées toutes faites, la désillusion est grande et il faudra apprivoiser le petit bonhomme dur et distant. Le scénario est au cordeau, ménageant des moments forts, des allusions subtiles au passé et une fin judicieuse pleine de tensions... 

Le regard de Wajdi est d'une profondeur insondable, ce gamin terrorisé que la vie a malmené prend vie sous les crayons du talentueux Arno Monin. C'est beau, c'est dur, c'est émouvant...

Un très bel album, vivement la suite ! 


Sur mon échelle : 📚📚📚📚





mercredi 27 octobre 2021

A la lumière de la nuit







Auteur
: Ilaria Tuti
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire





Atteinte d'une maladie rare et condamnée à l'obscurité, Chiara, huit ans, fait des rêves aussi étranges qu'effrayants : dans la forêt qui jouxte sa maison, elle voit un arbre couvert de mystérieuses inscriptions au pied duquel repose un cœur d'enfant.
Chiara est convaincue que son rêve fait écho à des événements réels. Terrifiés, ses parents contactent la police, lançant la commissaire Battiglia sur les traces d'un passé tourmenté.
Dans cette région d'Italie où la terre est brûlante, seuls peuvent enquêter ceux qui survivent à la lumière de la nuit...
Paru le 14 octobre 2021


Mon avis :

Encore un vrai coup de cœur !
Et pourtant le roman est très court (à peine 226 pages) mais il fait écho au premier tome de la série (Sur le toit de l'enfer) que j'avais tant aimé, et j'ai retrouvé ici tout ce qui m'avait tant plu alors.

Chiara est une enfant particulière, une enfant de la lune, de celles qui ne peuvent vivre à la lumière du soleil. Lorsqu'un rêve aux allures de vérité vient la perturber profondément, sa mère Giulia fait appel à  Teresa Battiglia, c'est à elle et à personne d'autre qu'elle veut avoir à faire. Intuition de mère, intuition de femme, Giulia et Teresa sont troublées par les mots de la fillette qui décrivent la tombe d'un enfant au pied d'un arbre, véritable rêve ou fait véridique auquel aurait assisté Chiara ? 

Sur un postulat de départ plus que léger, la commissaire va entreprendre des recherches dans la forêt aux alentours de la maison  avec l'aide de l'inspecteur Marini. Contre la raison pure, contre l'avis d'Alessandro le père, contre sa hiérarchie, elle va s'attacher à cet accent de vérité qui la hante et à force de fouiller faire ressortir une vieille histoire terrible, celle d'une douleur muette depuis 20 ans, une douleur faite de silence et d'attente, celle d'une vie mise entre parenthèse .

Plus que l'histoire en elle-même qui pourtant est terrible et frappante, c'est la relation de Teresa à l'autre qui me bouleverse à chaque fois, son intuition et sa perception si particulière d'autrui, sa profonde empathie, ses fulgurances, les trésors de délicatesse qu'elle sait déployer, son humanité sous sa carapace de rudesse. 

Chez elle il y la policière solide, et puis il y a les failles personnelles, les questions et souffrances intimes, et cette sorte d'urgence qui l'anime parce que le temps lui est compté. Quel personnage dense, contrasté et charismatique avec une aura de persuasion incroyable !  Son équipe ne s'y trompe pas et fait bloc derrière elle dans une belle unanimité.

La plume de l'auteur est sensible et élégante, elle crée des ambiances particulières, elle décrit les paysages avec poésie mais aussi les sentiments avec justesse. Et les thèmes abordés sont forts : maladie, exclusion, réfugiés, justice, vieillesse, loyauté...

Et puis il y a Andréas, j'ai eu tant de plaisir à avoir de ses nouvelles,  une façon de prolonger "Sur le toit de l'enfer", la relation entre Teresa et lui est tellement bouleversante !

Merci  Robert Laffont et La collection La Bête Noire  pour cette si belle lecture ! 


Sur mon échelle

lundi 25 octobre 2021

Le loup des Ardents


 

Auteur : Noémie Adenis
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire

Grand prix des enquêteurs 2021


Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
1561, Sologne. L'hiver s'abat sur Ardeloup. Nuit et jour la neige tombe, transformant implacablement le village en prison. Puis un mal mystérieux se répand parmi les habitants. Certains ont des hallucinations terrifiantes, d'autres hurlent qu'ils brûlent alors qu'ils sont glacés. Cette maladie qui imprime sa marque noire sur le corps des mourants est-elle l'œuvre d'un démon ou celle d'un assassin ?
Bientôt, la superstition embrase les esprits. Il faut un coupable avant qu'il ne reste plus personne pour enterrer les morts...
Paru le 16 septembre 2021


Mon avis :

 Une nouvelle fois le grand prix des enquêteurs a frappé, quelle excellente lecture !

Ce roman est tout d'abord une plongée passionnante dans un petit village de Sologne au 16e siècle, Ardeloup. Mode de vie, mode de pensée, l'immersion est totale et l'auteur agrémente son roman d'une foison de détails réalistes et fascinants. 
Quelques personnages clés du village, les notables surtout,  prennent vie dans un récit circonstancié où le rôle de chacun est déterminé. Les querelles et les luttes de pouvoir sont présentes mais les villageois parviennent malgré tout à s'entendre pour leur quotidien.

.L'hiver est là et le froid arrive, un froid saisissant, pénétrant, la neige s'accumule et rend impraticables toutes les routes autour du bourg.
Aymar de Noilat, médecin de passage, se retrouve ainsi bloqué dans la commune. Il est hébergé dans la ferme de l'homme le plus influent. Lorsqu'un mal mystérieux frappe tour à tour les habitants, un mal horrible et effrayant qui s'attaque au corps comme à l'esprit (attention aux âmes sensibles, la médecine de l'époque est parfaitement décrite et quelques scènes sont difficiles...), il n'aura de cesse de soigner, accompagner, chercher un remède malgré les morts qui se succèdent, hommes, femmes, enfants sans distinction.
Il devient de ce fait le témoin privilégié des événements qui s'en suivent... c'est d'ailleurs des extraits de son journal qui figurent en incipit des chapitres.

Très vite la peur s'installe dans ce huis-clos étouffant et les esprits s'échauffent, des rumeurs courent, un rodeur a été perçu, une personne porte malheur, chacun va de sa propre théorie et les superstitions s'opposent aux esprits rationnels. Les vieux secrets du village ressurgissent et exacerbent la situation... quelqu'un doit payer !

Le suspense est très intelligemment entretenu et la seconde partie du roman s'infléchit sans prévenir et bascule sur une autre perspective totalement inattendue, de nouvelles questions se succèdent, renouvelant l'intérêt jusqu'à la toute fin  judicieuse où tout prend sens. 

Un polar astucieux et  passionnant, plein de tensions, de surprises et ancré dans un contexte historique parfaitement restitué, une réussite ! 

Un grand merci à La Bête noire pour cette nouvelle belle découverte !

Sur mon échelle : 📚📚📚📚

vendredi 22 octobre 2021

Le fracas et le silence






Auteur : Cory Anderson
Editions : Fleuve Noir et PKJ




C'est l'hiver.
Le ciel est noir ; il fait un froid mortel.
Jack Dahl, 17 ans, n'a plus d'espoir, plus d'avenir, personne sur qui compter, hormis son petit frère Matty. Depuis la mort de leur mère, les ressources des deux garçons s'amenuisent inexorablement. Alors, pour éviter de devoir confier son frère à un orphelinat, Jack doit trouver le mystérieux sac rempli de billets qui a envoyé leur père en prison.

Ava Bardem a le même âge que Jack. Elle se cache, son existence n'est que solitude et silence. Cela fait dix-sept ans que son père, Victor, baron de la drogue, contrôle sa vie dans les moindres détails. Il lui a appris à n'aimer personne, à ne pas faire confiance aux autres.
Et il recherche le même sac d'argent que Jack. Quand les routes des deux familles se croisent, Ava doit faire un choix déchirant : se taire par loyauté envers son père ou aider les deux frères à survivre...Quand le chemin des deux familles se croise, Ava doit faire un choix déchirant : se taire par loyauté envers son père ou aider les deux frères à survivre...
Paru le 7 octobre 2021

Mon avis :

J'étais très curieuse de découvrir ce livre édité par deux maisons d'édition en parallèle, ce n'est pas commun et je comprends maintenant la démarche, un livre qui s'adresse aux jeunes tout autant qu'aux adultes, un livre qu'on ne peut figer dans une case.

Une fois ouvert il est très difficile de le reposer, la première scène forte et marquante vous saisit d'emblée...
Jack et Matty sont dorénavant seuls, leur mère est morte et leur père est en prison pour de longues années. Sans argent, sans amis, ils doivent faire face au quotidien et surtout éviter les services sociaux pour ne pas risquer d'être séparés. Mais trouver comment vivre au jour le jour ne reste pas le seul problème des deux garçons. Jack a eu la très mauvaise idée pour tenter de s'en sortir de faire appel à la seule personne censée être capable de les aider et désormais il est impliqué dans une affaire d'hommes dangereux qui le dépasse largement.
Le roman devient une course poursuite haletante, pleine de dangers, de violence et de suspense ... Les morts s'amoncellent...

Outre le polar plutôt bien ficelé, c'est la très belle relation fraternelle qui retient l'attention. Jack est émouvant, il est écrasé de responsabilités et de décisions à prendre au jour le jour pour tenter de protéger coûte que coûte son petit frère.  Matty est lui tellement touchant avec ses petites autos et son regard innocent qui pressent sans vraiment la comprendre la gravité de la situation. 

Et puis il y a Ava, adolescente énigmatique, personnage clé de la narration. Sa rencontre avec Jack n'a pas été des plus simples mais une connivence est née entre eux, une connivence profonde nécessitant peu de paroles. Devant l'enchainement des événements, son choix sera cornélien. Aider les deux frères mais à quel prix ? Petit à petit elle va se libérer de ses chaînes... 

Quelques figures essentielles gravitent autour du trio, le glaçant et implacable Bardem et le très chouette flic. Ce dernier sent le drame arriver et tente de retrouver ces deux gamins perdus pour qui il a une tendresse toute particulière.   

Il y a beaucoup  d'atouts dans ce roman très prenant  à la fois un polar très noir sans temps morts, mais aussi une multiple histoire d'amour, amour fraternel, amours adolescentes, relations parents-adolescents... C'est sombre et émouvant.

Une très bonne lecture !


Sur mon échelle : 📚📚📚📚

mardi 19 octobre 2021

L'ours




 

Auteur : Andrew Krivak
Editions : Globe
Traduction : Héloïse Esquié




Ils ne sont que deux survivants humains, un père et sa petite fille, dans une maison au bord d'un lac. Leurs voisins ? Des arbres centenaires, des plantes millénaires, des oiseaux dont les appels trouent les ciels, des traces d'ours sur les troncs et une montagne qui n'a pas changé depuis qu'Emerson et Thoreau y puisaient leur force et leur sagesse. Au fur et à mesure que la fille grandit, son père lui apprend tout ce qu'il peut, pour la préparer à une vie en harmonie avec une nature majestueuse et tutélaire. Et quand la fille se retrouvera seule, c'est l'ours du titre qui lui servira de guide ultime pour s'orienter à travers un environnement aussi rude que prodigue, dans une communion élégiaque.
Paru le 1er septembre 2021


Mon avis :

Tout d'abord je tiens à remercier Léa et le Picabo River Book Club ainsi que les Editions Globe pour l'envoi de ce livre.

157 pages lues en une petite matinée, ce roman est une jolie fable philosophique, véritable ode à la nature.

La fillette, dont nous ne saurons jamais le nom, vit seule avec son père, aucun autre humain n'est présent comme s'ils étaient les derniers représentants de l'espèce sur terre. Ce père est attentif, bienveillant et il s'efforce avant tout d'enseigner tous les gestes du quotidien pour survivre dans la nature, pour la comprendre, la respecter. Entourés de montagne, de forêts, dans un huis clos à deux, il montre, il explique chaque geste, chaque endroit, il laisse l'enfant faire ses premières expériences, en tirer ses conclusions et grandir. Il transmet aussi son histoire en racontant la mère, le deuil, en décryptant quelques livres rescapés d'une autre vie.

Dans ce quotidien rythmé par les tâches nécessaires s'invitent parfois la solitude, la peur, l'appréhension, les dangers et lorsque la présence paternelle fera défaut ce sont les animaux qui tour à tour viendront en aide à la jeune fille, un ours, un aigle, un puma.... Entre eux, la communication est immédiate et naturelle, l'enseignement du père trouve sa finalité dans cette totale harmonie.

Une jolie histoire sur le sens de la vie, la transmission, sur l'interaction entre les hommes et la nature, portée par une belle plume très visuelle. Les descriptions sont nombreuses et les paysages se dessinent avec une grande précision. 

Un joli moment de lecture suspendu hors du temps.


Sur mon échelle : 📚📚📚



mardi 12 octobre 2021

True Story






Auteur : Kate Reed Petty
Editions : Gallmeister
Traduction : Jacques Mailhos



Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie. Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s'est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu'ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants... la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu'on n'a jamais vraiment su ?
Paru le 19 août 2021

Mon avis :

Quel livre singulier !

Eté 1999, Alice lors d'une soirée est ramenée chez elle par deux adolescents passablement alcoolisés. Elle ne garde aucun souvenir de ce trajet sur la banquette arrière de cette voiture et cependant une rumeur se répand comme une trainée de poudre.  Alice va devoir dorénavant vivre avec ce trou noir dans sa vie, avec cette question lancinante de savoir ce qu'il s'est passé ce soir-là, si elle est une victime ou non...

Sur ce postulat de départ, l'auteur nous livre un récit éclaté, un véritable exercice de style où la narration se décline de diverses façons : lettres personnelles, lettres de candidature à l'université (et tous ses brouillons...), mails, scénarios, récit à la première personne, à la troisième personne,  utilisation du "tu" pour le personnage se racontant, retranscriptions d'entretiens...etc... des variations de style parfois étonnantes. Mais Kate Reed Petty ne joue pas seulement sur cet axe-là, elle propose  des changements de temporalité, un focus sur les différents protagonistes et leur point de vue, ce qui donne un récit caméléon étonnant où la vérité de chacun s'inscrit dans une pièce d'un puzzle qu'Alice tente de reconstruire petit à petit. Il y a une vraie maitrise dans l'agencement de l'histoire avec une fin particulièrement bien trouvée qui met en abîme tout le roman.

Le thème est profond et parfaitement exploité, difficulté de se construire, culpabilité, colère, passage à l'acte. La rumeur prend toute sa dimension dévastatrice. Et pourtant si je reconnais la force du message, l'ingéniosité du récit, l'originalité de la forme, si j'ai été happée par certains passages (la relation d'Alice et Q), il m'a manqué une dimension essentielle à mes yeux pour en faire une très bonne lecture, l'émotion.  Le récit déstructuré reste bien souvent froid, comme un récit mis à distance. Mais ce bémol très personnel mis à part, c'est une lecture très originale à découvrir.

Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister. 


Sur mon échelle : 📚📚📚