Blog de chroniques de lectures variées et diverses :
Littérature - Polars/Thrillers - SFFF - Romances - BD....
Affichage des articles dont le libellé est peinture. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est peinture. Afficher tous les articles

mardi 18 octobre 2022

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette - tome 4 : Liège en eaux troubles






Auteur : Nadine Monfils
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire





Le quatrième tome d'une série de cosy crime totalement déjantée !
Une enquête du peintre René Magritte et de sa femme Georgette au cœur du monde de la nuit, de la magie et des cabarets.

Bienvenue dans la ville la plus déjantée de Belgique !
De passage à Liège pour une exposition de ses peintures, René Magritte se promène sur les quais avec son épouse Georgette et leur chienne Loulou. Soudain, ils reconnaissent un célèbre chanteur des rues, dans son habit de scène constellé de fleurs en plastique. L'artiste est en train de pêcher. Attention, ça mord ! Mais voilà que sort de l'eau un pied de fillette dans un soulier doré ! Fini, les flâneries, René et Georgette partent percer ce mystère dans la Cité Ardente du grand Simenon.
Paru le 12 mai 2022

Mon avis : 

Un quatrième tome toujours aussi réjouissant construit sur le même schéma que les précédents.

Une ville : ici Lièges, cité pleine de surprises, loufoque parfois, c'est savoureux ! Il y a comme une douce folie dans cette ville où l'on célèbre entre autre l'enterrement de l'os, c'est insolite à souhait. Lors des pérégrinations de Magritte et Georgette, on découvre lieux incontournables, personnages hauts en couleur, spécialités culinaires.

Une enquête : comme à chaque fois lors d'un séjour, le couple est confronté à une mort singulière, ici un pêcheur qui sort de l'eau le pied d'une petite fille et sa sandale dorée. Leurs investigations les mènent au sein d'un cirque où ils rencontrent une galerie de personnages plus pittoresques les uns que les autres. Les morts s'accumulent, les suspects sont nombreux et la résolution de l'énigme est logique même si je ne l'avais pas vue venir ! 
Et pour ceux qui se posent la question, Loulou, Jefke et Carmen sont une fois de plus de la partie.

Un artiste belge mis à l'honneur : cette fois-ci il s'agit de Simenon. Au fils des pages, il y a des références précises  à son œuvre, l'hôtel "Si mais non" , le bateau d'Emile etc....
De plus, Nadine Monfils nous régale avec une foule d'anecdotes véridiques puisées dans la vie de ce grand auteur et nous donne envie de replonger dans ses romans ! 

Outre ces trois composantes immuables, le récit est une fois encore très imbriqué avec les tableaux de Magritte, chaque point de vue, chaque idée renvoient à une de ses toiles et enrichissent notre connaissance du peintre. 

Expressions savoureuses, sens de la formule, anecdotes, traditions, la Belgique reste à l'honneur pour notre plus grand plaisir. 
Et quel bonheur de nouveau de refermer son livre en s'étant diverti tout en apprenant une foule de choses !

Un grand merci à Robert Laffont et La collection La Bête Noire !


Sur mon échelle : 📚📚📚📚

mardi 17 mai 2022

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette - tome 3 : Les fantômes de Bruges

 







Auteur : Nadine Monfils
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire





Le peintre Magritte et sa femme Georgette sont réveillés à la tombée de la nuit par Carmen, la femme de ménage. Elle est dans tous ses états. Pensez donc ! La pauvre, qui travaille aussi pour leur mystérieux voisin, est tombée sur son cadavre en prenant son service. Mais, quand le trio déboule chez lui, le corps a disparu ! Leur enquête va les mener à Bruges, la " Venise du Nord ", d'une étrange beauté avec ses canaux sur lesquels glissent de silencieux fantômes...
Paru le 3 février 2022

Mon avis :

Une nouvelle aventure de René et Georgette que j'ai attendue avec impatience ! 
Toujours aussi conquise sinon plus, on s'attache de plus en plus aux personnages !

Un soir, Carmen affolée frappe à la porte des Magritte. Elle a découvert un de ses employeurs, Charles Bogaert, poignardé chez lui au bout de la rue. Mais une fois sur place, la police en la personne de l'adjudant-chef Kiekens ne découvre aucun corps, celui-ci semble s'être volatilisé ou bien, plus probablement la femme de ménage a eu des hallucinations surtout que le dit Charles Bogaert n'a aucune réalité officielle, il n'existe tout simplement pas.
Mais ce n'est pas tout, Carmen a subtilisé un enveloppe marquée top secret sur les lieux et affirme mordicus qu'un des tableaux de Magritte, "Le principe du plaisir" trônait dans le logis du mort et qu'il a lui aussi disparu.
Intrigué, le peintre sait n'avoir vendu aucun tableau à ce voisin et cherche à retracer le parcours de la toile. D'un indice à l'autre, les voilà partis, lui, Georgette et Loulou pour Bruges. Sur place, ils vont se frotter à une étrange famille, les Rodenbach à la tête de laquelle règne une odieuse vieille femme irascible qui mène la vie dure à ses trois enfants et leurs conjoints.
"Chez ces gens-là" on ne rigole pas ! 

Une autre mort, puis encore une et de fil en aiguille, tous les membres de cette maison vont être suspectés. Une intrigue prenante, bien ficelée, peut-être la meilleure des trois tomes !

Nadine Monfils, une nouvelle fois, met à l'honneur une ville Belge. Ses deux héros profitent de leur enquête pour en battre le pavé et visiter tous ses principaux lieux. Quelle belle balade ! Architecture, canaux, musées, restaurants, les descriptions de cette vieille cité sont fascinantes et le tout est agrémenté d'anecdotes, de légendes qui lui donne une ambiance toute particulière. C'est extrêmement bien documenté et judicieusement imbriqué dans l'intrigue. 

On retrouve tout ce qui fait la saveur de cette série, les expressions belges, les dialogues plein d'humour (les passes d'armes entre Carmen et René, j'adore !), le côté insolite du peintre, la plongée dans son univers et les références nombreuses à ses tableaux et à ses compatriotes réels. 
La plume est savoureuse, l'auteur a vrai sens de la formule et sait toucher avec des passages plein de poésie mais aussi faire rire avec une situation, un propos, un bon mot. C'est toujours aussi léger, drôle et érudit, à la fois populaire et lettré, du grand art !

Un grand merci à Robert Laffont et La collection La Bête Noire !

Sur mon échelle :

samedi 14 août 2021

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette - tome 2 : A Knokke-le-Zoute !


 



Auteur : Nadine Monfils
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire







Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague...
Enfin les vacances, direction Knokke-le-Zoute ! Le peintre Magritte et sa femme Georgette se préparent à savourer les plaisirs de la côte belge : promenades en cuistax, croquettes de crevettes et moules-frites. Mais avant ça, ils profitent de la plage, bien installés dans leur transat. Un peu plus loin, les aboiements de leur chienne Loulou sonnent la fin du farniente. En grattant dans le sable, elle a déterré une main. Une aubaine pour René et Georgette qui vont se livrer à leur plaisir secret : traquer le meurtrier.
Paru le 10 juin 2021

Mon avis :

Quel bonheur de retrouver ce couple délicieusement attachant ! 
Cette fois-ci, on s'éloigne de Bruxelles mais la Belgique reste à l'honneur avec les plages de la mer du Nord comme cadre de cette nouvelle enquête ! 

René et Georgette sont en vacances dans leur station balnéaire de prédilection, Knokke-le-Zoute. Ils retrouvent avec plaisir leurs petites habitudes. Lorsque leur voisin de table à l'hôtel de la plage entame la conversation, alors que Magritte se renferme gêné par ces familiarités, Georgette prend grand cas de la disparition de sa femme Daisy. Emoustillée par cette histoire elle bouscule Magritte qui finalement se prend au jeu. 

Le quotidien de ce couple attendrissant est savoureux, chacun a son caractère bien marqué, une Georgette faussement superficielle et très sociable, un René renfermé et perspicace. Nadine Monfils nous amène dans leur intimité pleine de tendresse, décrypte le monde si particulier du peintre, son enfance, ses tableaux et raconte la Belgique avec passion. Références culturelles multiples, habitudes culinaires, expressions pur jus, c'est un voyage passionnant sur les côtes nordiques. Les personnalités réelles sont à nouveau de la partie : Brel, Hergé... etc... C'est un plaisir de dénicher toutes les allusions cachées ou affichées !

Humour, dialogues vivants, enquête amusante et plutôt bien menée, légèreté et culture, un second tome qui tient toutes ses promesses ! 

Je suis une fois encore conquise ! 

Un grand merci à Robert Laffont et La collection La Bête Noire  !

Sur mon échelle : 

dimanche 4 juillet 2021

Bluebells Wood


 




Scénario et illustrations : Guillaume Sorel
Editions : Glénat




Depuis la disparition de sa femme, William vit reclus dans sa maison située entre une côte brumeuse et une forêt aux allures de conte de fées. Incapable de se reconstruire, il mène une existence solitaire et sans saveur, ne parvenant à se réfugier que dans la peinture. Ses seules visites de l’extérieur sont Victor, son ami et agent, et Rosalie, sa jeune modèle. Jusqu’au jour où William fait la rencontre d'une créature aussi belle que farouche et pour laquelle il nourrit des sentiments contradictoires : une sirène. Mais est-elle seulement réelle ? Ou ne s’agit-il que d’une illusion venue pour remplacer le fantôme de sa femme disparue ?
Paru le 25 avril 2018


Mon avis :
Dans une petite maison isolée entre plage et forêt, William traîne son blues depuis sa rupture avec Helena. Pour occuper son temps, il peint mais peu importe le modèle, c'est toujours les traits d'Helena qui se dessinent sous ses pinceaux. Seuls, Rosalie qui pose pour lui et Victor son ami viennent troubler sa solitude. Mais un jour, lors d'une sortie en mer, il rencontre une sirène aussi belle que sauvage. L'histoire qui ne va pas sans évoquer celle d'Andersen ne fait que commencer ....

Quel superbe album ! Les dessins et les couleurs sont magnifiques et les pages alternent entre horreur et poésie. Guillaume Sorel a su distiller une touche de fantastique au milieu de détails réalistes dès le début avec cette belle forêt dense et pleine de mystères, fantastique qui ne fait que croitre au fil des pages. Rêve ou réalité, on oscille constamment entre les deux et le peintre s'enfonce dans une histoire pleine de sensualité et de fureur ou les scènes épiques succèdent au moments intimes. 

Suspense, violence, instants de grâce, le scénario réserve quelques jolies surprises dont la fin très réussie.
Et j'ajoute une mention spéciale pour la préface de Pierre Dubois et pour les planches supplémentaires en fin d'album, vraiment superbes ! 

Sur mon échelle : 📚📚📚📚


vendredi 11 juin 2021

Les folles enquêtes de Magritte et Georgette - tome 1 : Nom d'une pipe !





Auteur : Nadine Monfils
Editions : Robert Laffont
Collection : La Bête Noire




C'était au temps où Bruxelles bruxellait...
À l'arrêt du tram, le célèbre peintre René Magritte, chapeau boule, costume sombre et pipe au bec, a une vision étrange : une jeune femme en robe fleurie, debout à côté de son corps ! Il en parle à Georgette, son épouse, et immortalise la scène dans un tableau. Quelques jours plus tard, cette femme est retrouvée assassinée, avec une lettre d'amour parfumée dans son sac et un bouquet de lilas sous sa robe.
Paru le 6 mai 2021

Mon avis :

Quelle incroyable surprise que ce polar ! Je ne connaissais pas la plume de Nadine Monfils et vraiment quel bonheur de lecture !
Je ne sais pas par quel bout commencer ma chronique tant il y aurait de choses à dire... j'ai tellement aimé !

Une enquête bien ficelée autour de la mort de femmes appâtées par de jolis mots d'amour glissés dans des enveloppes bleues. Si la police enquête sérieusement, René Magritte qui avait peint la première assassinée, Madeleine, dans sa petite robe à fleurs après avoir croisé sa route, s'intéresse à l'affaire. Troublé par la coïncidence et la mise en scène, il suit de près toutes les avancées grâce à son ami policier Jefke. Il entraîne avec lui sa femme Georgette et tous deux mènent leurs propres investigations. De fil en aiguille, par rencontres, par ruses, par interrogations, par déduction, ils remontent jusqu'au coupable. Une histoire plausible, intelligemment construite entre réalité historique des personnages, de leurs pensées, de leurs propos et l'imaginaire de l'auteur. 

Ce couple célèbre prend vie sous la plume de l'auteur et quel couple attachant, amoureux comme au premier jour. Magritte sous ses dehors de bourgeois en costume et chapeau boule cultive son esprit rebelle, pose son regard si particulier sur le monde qui l'entoure, entre intuition et perspicacité, parle de sa peinture, de ses tableaux, c'est absolument passionnant et j'ai pris le temps d'aller regarder chaque tableau au fil de ma lecture, un voyage ô combien enrichissant !

Véritable immersion dans la culture belge, l'auteur nous "raconte" Bruxelles, ses places, ses rues, ses endroits pleins d'Histoire, ses sites immanquables, ses lieux mythiques, ses odeurs, ses couleurs. Et puis il y a les dialogues vivants pleins d'expressions belges, de bons mots, un style savoureux.

Pour finir, on ne peut que noter la foison de références (outre la peinture) au cinéma, à la musique et surtout aux chansons de Brel que je connais quasi par cœur depuis mon enfance. Quel talent d'avoir su  utiliser à si bon escient un tel patrimoine !

Un roman qui se veut léger, plein de charme et d'une richesse incroyable, un voyage à la fois dépaysant, distrayant et érudit, une pépite, un vrai coup de cœur ! 

Un dernier mot pour cette couverture en adéquation avec l'univers du peintre et très ressemblante au personnage, un jeu parfait entre réalisme et fiction.

Un grand merci à Robert Laffont et La collection La Bête Noire pour cette nouvelle découverte !

Sur mon échelle : 

dimanche 30 mai 2021

Les naufragés de la Méduse


 


Scénario : Jean-Christophe Deveney et Jean-Sébastien Bordas
Illustrations : Jean-Sébastien Bordas
Editions : Casterman



Juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large du Sénégal, précipitant l'évacuation de cent soixante-dix personnes sur un radeau de fortune. Novembre 1817, à Paris, Théodore Géricault s'empare du témoignage de deux rescapés. Le récit de leur terrifiante expérience trouve un écho intense chez l'artiste, qui y voit l'occasion de coucher sur la toile ses angoisses et ses ambitions. Au fil des recherches du peintre, la tragédie se révèle dans toute sa démesure...
Paru le 3 juin 2020

Mon avis :

Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour lire cet album ? 
Quelle formidable reconstitution historique à la fois de la tragédie du naufrage de la Méduse mais aussi de la genèse du tableau de Géricault !

1817, Théo Géricault est de retour à Paris après un séjour en Italie. Entouré de ses amis Horace Vernet et Eugène Delacroix, il veut désormais s'émanciper des thèmes bibliques classiques et s'intéresse à une tragédie dont les suites ont eu un échos retentissant. Un an auparavant, la frégate La Méduse appareille vers le Sénégal pour y assoir la colonie de Saint-Louis. A son bord s'installent équipage, soldats et colons  et quelques personnages emblématiques que l'on va suivre plus précisément : le cartographe Corréard, le médecin Savigny, Léon le mousse, l'officier Coudein, le commandant Chaumareys. 

Dans une construction alternant les deux époques, les auteurs déroulent les deux histoires si étroitement imbriquées. D'une part, le jeune peintre entreprend des recherches malgré de nombreux obstacles, pour mieux appréhender ce qui s'est vraiment passé. En rencontrant des survivants, il cherche avant tout à comprendre leurs ressentis, leurs émotions, tout ce qui a pu entraîner l'indicible... D'autre part, l'histoire tragique est racontée avec précision, on suit l'enchainement dramatique des événements pas à pas.

C'est vraiment passionnant de découvrir les faits et de suivre les investigations de Géricault ainsi que la conception de ce tableau emblématique.
Peu à peu, Théo va mesurer ce qui s'est réellement joué sur cette embarcation et il se lance à corps perdu dans ce projet titanesque (la toile mesurera la taille exacte du radeau !) au détriment de sa vie privée compliquée. Les auteurs dresse un joli portrait d'un jeune peintre passionné qui va se battre contre les divers écueils sur son chemin et les nombreux préjugés de l'époque.

Des dessins à l'aquarelle aux couleurs sépia s'attachent avant tout aux personnages avec de nombreux gros plans sur les visages, les expressions pour faire écho au titre parce que dans cet album s'il est question du naufrage de la Méduse c'est avant tout aux naufragés que l'on s'intéresse leurs réactions, leurs émotions face au drame vécu.

Une excellente lecture prolongée par le petit carnet d'explications qui apporte de précieuses informations et atteste du travail de recherche des auteurs.

Sur mon échelle : 📚📚📚📚

mardi 23 juillet 2019

Dans son silence




Auteur : Alex Michaelides
Editions : Calmann-Levy




Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari, assassiné, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychothérapeute, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…
Paru le 6 février 2019

Mon avis :

Quel excellent roman ! Un polar à la croisée de deux univers : la psychologie dont la maîtrise de l'auteur est indiscutable et la culture à travers la peinture et le mythe littéraire d'Alceste.

Théo Faber, psychologue en est le narrateur, il est obnubilé par le cas d'Alice, jeune peintre brillante qui depuis le meurtre de son mari est restée totalement mutique. Après avoir peint un auto-portrait qu'elle nomme Alceste, elle est jugée irresponsable et enfermée dans une clinique psychiatrique en proie à des difficultés financières et menacée de fermeture.
Contre toute logique, Théo va "oublier" son ambition de carrière pour se faire embaucher dans cette clinique sur le déclin et va tout faire pour s'occuper du cas Alice...

S'en suit une longue thérapie où les contacts avec sa patiente sous camisole chimique sont difficiles. Dans ce milieu où il n'a pas que des amis, il va se battre  pour diminuer les doses médicamenteuses, pour communiquer avec elle, pour tenter de la faire sortir de son silence.  L'atmosphère est lourde et suffocante parfois, il se passe finalement très peu de choses mais on ne s'ennuie jamais. Le lecteur, en total empathie avec Théo, est tenu en haleine par le moindre petit progrès, veut comprendre, veut savoir comment, pourquoi.... Les extraits du journal d'Alice viennent étayer toute cette tension. Et c'est avec art et maîtrise que l'auteur nous balade entre soupçons, surprises et découvertes jusqu'à un final totalement inattendu qui nous laisse sans voix...

Une vraie réussite !

Mon avis : 📚📚📚📚

dimanche 1 novembre 2015

Confess



Auteur : Colleen Hoover
Editeur : Atria Books


Auburn Reed has her entire life mapped out. Her goals are in sight and there’s no room for mistakes. But when she walks into a Dallas art studio in search of a job, she doesn’t expect to find a deep attraction to the enigmatic artist who works there, Owen Gentry.

For once, Auburn takes a risk and puts her heart in control, only to discover Owen is keeping major secrets from coming out. The magnitude of his past threatens to destroy everything important to Auburn, and the only way to get her life back on track is to cut Owen out of it.

The last thing Owen wants is to lose Auburn, but he can’t seem to convince her that truth is sometimes as subjective as art. All he would have to do to save their relationship is confess. But in this case, the confession could be much more destructive than the actual sin…

Paru en mars 2015 



Mon avis :

Encore une bien jolie histoire qui même si elle m'a un peu moins emportée que Ugly Love ou Maybe someday et si j'ai quelques réserves sur certains aspects, m'a captivée de bout en bout ...

J'aime décidément beaucoup la plume de Colleen Hoover, elle est simple, directe, mais elle vous touche terriblement... Je n'arrive pas à expliquer comment avec un style aussi dépouillé elle arrive à distiller autant d'émotions.... Ce qui est sûr c'est qu'à chaque fois, je ressors chamboulée de mes lectures ! Le prologue est particulièrement émouvant et la fin est intense, magnifique...